Mystères et toiles d’araignée

Que ceux qui ont peur des araignées lèvent la main ! Haaa… Je vois que vous êtes tout de même assez nombreux derrière votre écran… Et pourtant, ces petites bêtes ne vous veulent aucun mal ! Je dis ça, mais je ne vous jete pas la pierre car je ne suis pas super rassurée lorsque je suis face à une énorme araignée. Les petites, j’arrive à gérer, mais je prends sur moi quand je tombe nez à nez avec une grosse. Cependant, j’essaye de me soigner et de ne pas communiquer ma peur à mon fils. Je suis donc ravie de voir cette nouveauté aux Éditions du Ricochet : « Mystères et toiles d’araignée » de Fleur Daugey et Émilie Vanvolsen.

Mystères et toiles d'araignée

Ce n’est pas la première fois que je vous parle de cette collection de livres. Souvenez-vous, récemment je vous chroniquais « Des robots et des hommes ». Ils ont une multitude de livres sur plein de sujets différents, tous aussi bien traités les uns que les autres.

Mystères et toiles d'araignée

Ce que j’apprécie, ce sont les textes très justement documentés et à la portée des enfants dès 6 ans (voir moins, c’est toujours par rapport au développement de l’enfant). Notons également la beauté des illustrations hyper réalistes qui donnent un côté vintage très charmant.

Mystères et toiles d'araignée

Dans cet ouvrage donc, nous allons nous intéresser plus précisément aux araignées. On compte plus de 50 000 espèces dans le monde, de la plus petite à la plus grosse. Elles sont sur Terre depuis bien plus longtemps de nous… Elles sont arrivées il y a 240 millions d’années, en même temps que les dinosaures.

Mystères et toiles d'araignée

Vous allez en savoir plus sur les différentes formes de toiles… Les araignées qui courent après les autres insectes pour les attraper… Ou encore celles qui mangent d’autres araignées ! Avec autant d’espèces, vous imaginez bien qu’on peut trouver toutes sortes d’alimentations ou modes de chasse différents.

Mystères et toiles d'araignée

Alors c’est sûr, on accuse l’araignées de beaucoup de choses… Et pourtant, elle n’est pas si méchante ! Elles n’ont pas de dard comme les guêpes, par conséquent elles ne piquent pas. Elles mordent, mais seulement leurs proies. Et celles qui sont dangereuses pour l’homme (comme la veuve noire) sont rares et les morsures encore plus. Son rôle est essentielle pour l’équilibre des milieux naturels en chassant les autres insectes. Chaque année, les araignées dévorent 400 millions d’insectes par hectare, qui ne s’attaqueront pas aux cultures. Il est donc bon de les préserver.

Mystères et toiles d'araignée

« Mystères et toiles d’araignée », un livre passionnant qui vous réconciliera avec les arachnides. Vous le trouverez en librairie pour 13,50 euros.

L’interview de parent instagrameur : Maman sur l’eau

Ce rendez-vous est là pour vous faire découvrir des super parents. Certains ont même des modes de vie peu communs… Aujourd’hui, je vous fais le portrait de Maman sur l’eau. Et comme son nom l’indique : elle vit sur l’eau avec sa famille ! Sa maison, c’est une péniche. Et elle nous raconte tout cela aujourd’hui sur le blog.

Maman sur l'eau

1- Bonjour Maman sur l’eau. Merci d’avoir accepté cette interview. Peux-tu te présenter en quelques lignes?

Bonjour Angélique et merci de prendre le temps de vouloir que l’on découvre davantage mon univers. Merci pour ce partage.  
Je suis Aurélie, 35 ans, en couple avec Captain’ Papa que jai rencontré…sur un bateau 😌 et maman de Benjamin un petit bonhomme de 2017. Nous partageons notre quotidien entre une vie sur l’eau sur notre bateau et une vie au bord de l’eau à notre domicile a Sète. 
Je suis adepte du faire soi meme et j’apprécie particulièrement les richesses de la nature. 

Maman sur l'eau


2- Tu as un mode de vie peu commun en vivant sur une péniche. Peux-tu nous raconter un peu ton quotidien?

Effectivement nous sommes une famille un peu atypique. Notre mode de vie s’apparente à celui de nomades en somme.  
Nous nous deplaçons au fil des voies d’eaux françaises et de Belgique afin d’acheminer des marchandises (blé pour les moulins, orge pour les brasseries, granulats pour le BTP, la voirie…) un peu à la façon du train ou du camion mais sur l’eau. 
Sinon pour presenter un peu plus notre quotidien en lui meme, il faut savoir que nous faisons le plein d’eau aux écluses mais elles ne fournissent pas toutes ce service alors économiser l’eau pour la planète, pour nous c’est un geste naturel. 
Aussi, souvent amarré au milieu de nulle part, on a pas tous les jours la possibilité d’aller faire des courses et d’acheter des produits frais alors je m’essaie à trouver des recettes gourmandes de cuisine du placard, ce qui me permet aussi d’exercer ma créativité. 

Maman sur l'eau


3- Comment se passe la scolarité de ton fils en habitant sur une péniche? Comment vous organisez-vous? 

Avec notre métier itinérant Benjamin n’a pas une scolarité classique c’est sûr. 
J’avais toujours pensé opter pour l’ief mais en rentrant en contact avec la personne de l’ académie s’occupant des familles de voyageurs, une école et une maitresse de notre domicile ont accepté de nous suivre. 
Je me suis dis que c’était une bonne option pour qu’il voit un autre environnement.
Il est donc accueilli lorsque nous rentrons et suivi en distanciel lorsque nous sommes au bateau. La maîtresse m’indique quelques activités à réaliser avec lui tout en me laissant une large part d’autonomie dans mes choix, ma façon de faire. J’adore avoir la possibilité de chercher et de préparer des jeux et des exercices. 
Cette année donc ça marche comme cela. 
Je peux aussi opter pour le Cned réglementé qui est gratuit pour les familles itinérantes. 
Et à partir du CP,  il y a plusieurs internats qui accueillent les petits bateliers dans le nord et en IDF mais je ne pense pas envisager cette option qui est loin d’être une évidence pour moi. 

Maman sur l'eau


4- Je suppose que sur une péniche, on ne peut pas se surcharger d’affaires. Et pourtant, tu arrives à proposer plein d’activités manuelles à ton fils. Tu dois donc surement être efficace dans le matériel que tu utilises. Comment t’organises-tu?

Si tu entends par là, le manque de place qui revient fréquemment dans les idées que l’on peut se faire d’un bateau, il faut savoir que notre logement sur la peniche fait un peu plus de 50m2. Sans parler de l’espace buanderie et atelier. Donc ça va quand même! 
Je te décris un peu l’aménagement. Benjamin a sa chambre avec un lit mezzanine ce qui permet de n’avoir que l’espace jeu au sol. Et il a une autre pièce où se trouve son bureau et le coin lecture, très important! Et des petites astuces permettent d’optimiser; comme le tableau ardoise que je lui ai fabriqué sur une porte de placard. Sinon niveau matériel je ne suis pas forcément fan de sur consommation donc j’aime bien détourner des objets et utiliser des emballages. On se sert aussi beaucoup d’éléments de la nature au fil des saisons et Benjamin adore. 

Maman sur l'eau


5- Pour toi, quels sont les avantages et les inconvénients de vivre sur une péniche?

J’adore le fait de tomber sur de petits coins sympas au bord de l’eau auxquels on ne s’y attend pas. De jolis endroits que j’aimerai beaucoup faire découvrir.
C’est d’ailleurs une ‘chronique’ que j’envisage de présenter prochainement.😉
Le plus difficile c’est sans doute le bruit du moteur qui est quand même assez présent car il est pile en dessous du logement. A l’avant du bateau, sur le pont, j’aime aller écouter le bruit de l’eau, beaucoup plus calme et apaisant. 
Aussi, H24 et 7/7 avec homme et enfant, j’avoue que parfois on voudrait un peu plus de temps pour soi, seule. 
Mais je me rattrape quand on rentre à Sète. 😁

Maman sur l'eau


6- Et pour finir, quels sont tes comptes Instagram chouchous?

On a le droit d’en citer combien? 😁 Il y a tellement de comptes avec de supers contenus inspirants et avec de chouettes personnes derrières. 
Je pense d’abord à ma copine également bateliere @les_activites_de_thiago  
La page de @rdvyakadiy Alexane nous réunit autour de challenges créatifs et qui finance elle même les lots pour récompenser les meilleures propositions. C’est d’une telle gentillesse! 
@cocon_schooling et ses merveilleuses idées pour varier les supports pour apprendre en s’amusant 
@jahyart, la première que j’ai connue à proposer des rendez vous lecture et son univers nature que j’aime particulièrement 
Toutes les instacopines avec qui j’anime le #partageonslescreasdecheznous qui ont de belles idées et avec qui j’échange tous les jours.   
Et tellement d’autres!

MAman sur l'eau

Merci beaucoup à Maman sur l’eau de s’être prêtée au jeu des questions/réponses. Maintenant que vous en savez un petit peu plus sur elle, abonnez-vous à son compte si ce n’est pas déjà fait. En attendant de découvrir qui sera à l’honneur la semaine prochaine, n’hésitez pas à lire ou relire les précédentes interviews:

Interview de l’année 2021:

Interviews de l’année 2020

La corde à linge – ‘Alice Jeunesse

Quand Petit Écureuil a vu pour la première fois le livre « La corde à linge » fraîchement sorti chez ‘Alice Jeunesse, il m’a tout de suite dit « Oh mais Maman, regarde le dessin sur la couverture ! J’ai trop envie de le lire, ça a l’air trop bien avec ce petit garçon accroché à la corde à linge ». Il n’a eu qu’une envie : se caler dans les coussins du canapé pour dévorer ce livre. Parce que oui, parfois rien qu’à la couverture, on sait si un ouvrage va nous plaire ou non… Et pour le coup, il ne s’était pas trompé !

La corde à linge - 'Alice Jeunesse

Mais de quoi parle ce livre écrit par l’auteure et illustratrice Orbie? C’est l’histoire d’un petit garçon qui s’appelle Léon. Léon a 5 ans. Il habite juste à côté d’une épicerie. Et c’est vraiment pratique, parce que lorsqu’il a un peu d’argent de poche avec sa Maman, il peut dépenser ses quelques pièces dans des bonbons.

La corde à linge - 'Alice Jeunesse
La corde à linge - 'Alice Jeunesse

Quand il descend l’escalier, il s’amuse à s’accrocher sur la corde à linge. C’est plus fort que lui… C’est trop amusant ! Mais un jour, en allant trop vite, il a glissé et il s’est retrouvé coincé en plein milieu de la corde à linge.

La corde à linge - 'Alice Jeunesse

Mais voilà, Léon a un gros dilemme. Il est suspendu avec une seule main… Dans l’autre, il a ses trois pièces pour s’acheter ses bonbons. Que doit-il faire? Doit-il lâcher ses pièces pour tenir la corde à deux mains? Ou doit-il continuer à se suspendre que d’une seule main? Le souci, c’est qu’à force de se suspendre, il a terriblement mal à la main et personne n’est là pour l’aider.

La corde à linge - 'Alice Jeunesse

Au final, il est tombé et il s’est fait mal aux mains et aux genoux. Il a réussi tout de même à récupérer ses pièces et à aller acheter ses friandises. Mais je vous assure que depuis cette mésaventures, Léon ne s’accroche plus du tout à la corde à linge en descendant des escaliers.

Moralité? On fait tous des bêtises, mais on apprend de celles-ci afin de ne pas les reproduire.

Simon a adoré ce livre, surtout je pense aussi pour la qualité des illustrations qui lui ont fait pensé à une petite bande dessinée (mais si ce n’en est pas une). « La corde à linge » , un super livre que vous trouverez en librairie pour 13,50 euros.

Gros dodo – Gallimard Jeunesse

Forcément, ayant un enfant de 5 ans, je vous parle rarement des livres pour les tous petits. Et pourtant, il y a aussi des ouvrages très bien faits pour les plus jeunes. Je rectifie cela aujourd’hui en vous présentant « Gros dodo » de Victor Coutard et Gala Collette, sorti chez Gallimard Jeunesse.

Gros dodo - Gallimard Jeunesse

Pourquoi faudrait-il attendre que l’enfant sache bien parler pour lui faire la lecture? Au contraire, lire un livre à son petit facilite l’acquisition du vocabulaire. De plus, cela fait un moment privilégié au calme avec Papa ou Maman et cela le familiarise avec la lecture. Un enfant qui aura accès très tôt aux livres sera un adulte qui lira plus facilement. Il y a d’autres bienfaits de la lecture. Cela favorise également l’imagination et la créativité, à travers des images colorées et des histoires contées. Cela permet également d’apprivoiser ses émotions. Il arrive toujours un tas de choses aux héros des livres. On peut alors décortiquer l’émotion que ressent le personnage de l’histoire… Bref, tout simplement cela développe l’éveil.

Gros dodo - Gallimard Jeunesse
Gros dodo - Gallimard Jeunesse

J’ai reçu récemment « Gros dodo », un livre qui m’a énormément plu. Premièrement, la taille est juste parfaite pour les plus jeunes et les pages cartonnées permettent une meilleure solidité. Les couleurs sont attrayantes. J’ai tout simplement envie de sourire lorsque je vois ces illustrations mignonnes et colorées. Et la chute est vraiment sympa…

Gros dodo - Gallimard Jeunesse

Justement de quoi ça parle? Sur chaque double page, vous avez un texte sur la gauche et le dessin qui illustre ces propos sur la droite. Cela se présente toujours de de la même façon : « Qu’est-ce que fait… (on site l’animal en avant dans cette double page) » et la réponse met en lumière un fait de la routine du soir (il a mis son pyjama, il s’est brossé les dents, il a pris son bain, etc…) puis cela termine avec une grosse typo avec « Gros dodo ». Cette répétition des mots et des phrases apportent un côté rassurant à l’enfant. Il comprend le mécanisme et l’identifie avec les gestes qu’il reproduit tous les soirs avant d’aller dormir.

Gros dodo - Gallimard Jeunesse

Mais la chute est excellente et vraiment mignonne. L’avant dernière double page dit « Et maintenant, devine qui va faire un gros dodo? », l’enfant tourne alors la page et voit une page miroir où il se voit cela dit « C’est toi! » avec plein de petits coeurs dessinés. Ce genre de livre fonctionne très bien avec les petits. Cela les amuse d’être impliqués dans l’histoire et avouez que c’est super mignon !

Gros dodo - Gallimard Jeunesse

Bref, « Gros dodo » est vraiment un ouvrage que je vous conseille. Vous le trouverez en librairie pour 13 euros.

Hugo, un banal gecko ?

Avant d’avoir un enfant, je n’y connaissais pas grand chose aux livres jeunesse. Mais j’avoue que c’est devenu une véritable passion pour moi. J’ai découvert que chaque maison d’édition a sa particularité. Les Éditions Kimane par exemple ont toujours des livres qui éveillent les consciences. Il y a toujours des histoires avec une morale bienveillante et des illustrations très douces et travaillées. Aujourd’hui, je vous parle d’une nouveauté sortie justement aux Éditions Kimane : « Hugo, un banal gecko? » de Wendy Meddour et Carmen Saldaña.

Hugo, un banal gecko ?

Dans cet ouvrage, vous allez faire connaissance de Hugo, un gecko qui pense être la plus extraordinaire créature de la forêt tropicale. Mais il est tellement axé sur lui-même qu’il ne se rend pas compte qu’il n’est pas le seul As du camouflage. À trop regarder son nombril, il ne remarque pas les autres animaux qui l’entourent.

Mais un beau jour, un phasme en a eu un peu marre de l’entendre se venter du matin jusqu’au soir. Il fait remarquer alors à Hugo que la forêt tropicale est remplie d’animaux qui se camouflent. Le petit gecko est alors vexé et ne sent plus unique et même banal… C’est la douche froide pour lui ! Il se sent alors si triste…

Jusqu’au jour, où il rencontre une mademoiselle gecko, qui elle aussi est banale mais pas à ses yeux… Et pour Coralie, cette jolie gecko, Hugo n’a rien de banale.

Une jolie histoire donc qui montre que nous sommes tous égaux, tous semblables… Mais avec nos similitudes, nous sommes toutefois spéciaux pour certaines personnes. Une jolie morale qui nous remet à notre place. Personne ne vaut mieux que les autres… Malgré tout, on nous aime pour ce que nous sommes et malgré nos ressemblances, nous sommes tous différents.

Notons également que la dernière page du livre nous explique l’art de se camoufler. Nous faisons un zoom sur les animaux qui ont l’art et la manière de se dissimuler de la vue de tous. C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup dans cette maison d’éditions. Souvent la (ou les) dernière(s) page(s) est(sont) souvent dédiée(s) à un petit reportage pour en savoir plus sur un thème donné.

« Hugo, un banal gecko? » un magnifique livre que vous trouverez en librairie pour 13,50 euros.

Loup d’Or – Éditions Sarbacane

Je crois qu’un jour il faut que je compte combien nous avons de livres à la maison… Entre ceux de notre fils et les nôtres, c’est une vraie bibliothèque chez nous (voir même médiathèque car nous ne sommes pas en manque non plus de jeux de société et compagnie). Aujourd’hui, je vous présente une nouveauté sortie aux Éditions Sarbacane: « Loup d’or » de Raphaële Frier et Julien Martinière.

Loup d'Or - Éditions Sarbacane

Il y a quelques semaines de cela, je vous présentais « Les trois frères d’or », une histoire qui raconte la vie des trois petits de la poule aux oeufs d’or. Dans ce livre, c’est un peu le même principe : des animaux en or qui rapportent de l’argent. Mais cette fois-ci, ce sont des loups !

Docteur Caboche était un homme riche. Et pour cause: il avait trouvé une formule secrète qui transformait les poils des loups en or. Depuis, il a construit une énorme ferme entourée de clôtures barbelées où vivent des milliers de loups dorés.

Nous allons suivre un loup en particulier. Ne me demandez pas son nom, il n’en a pas. On ne prend pas la peine de donner un prénom à un animal. Il ne sert qu’à produire de l’or… Mais à part cela, il n’est pas vraiment bien traité. Il vit enfermé, sans bouger avec ses congénères. Toutefois, il porte tout de même un numéro : 730.

Un jour, une hirondelle entre dans le hangar et se blesse. 730 décide se s’occuper d’elle. Son vieux copain, le numéro 173, lui dit de regarder par le trou par lequel elle passe pour repartir une fois guérie, afin qu’il se rende compte de la vie extérieure. Le spectacle qu’il vit le bouleversa: il y avait la danse des arbres dans le vent, la course folle de l’écureuil, la ronde du chien errant, la quête du renard affamé, le soleil qui caressait les feuillages et la rivière qui traversait le sous-bois… Mais pourquoi ne pouvaient-ils pas tous profiter de cette liberté?!

730 avait décidé ! Il allait faire tout en sorte pour les sortir tous de là. Et avec l’aide d’un employé du Docteur Caboche (qui était lui-même révolté par ce qui se passait dans ce hangar), ils réussirent tous à retrouver leur liberté chérie.

Un livre qui ne s’adresse donc pas aux plus jeunes. Je dirais: à partir de 6 ans (5 ans si votre enfant est éveillé). C’est un sujet qui est dur à évoquer avec les enfants, mais en même temps essentiel ! Les poils en or des animaux symbolise tout l’argent que se fait l’agroalimentaire avec des animaux enfermés et entassés que nous consommons. J’avoue que je ne suis pas végétarienne mais j’essaye toutefois de ne jamais consommer des animaux de batterie, et je choisis mes oeufs bio avec des volailles élevées en plein air.

Bravo aux Éditions Sarbacane de publier un livre qui fait réfléchir, avec en plus des illustrations sublimes. Vous le trouverez en librairie pour 15,90 euros.

L’interview de parent instagrameur : Voici mes p’tits secrets

C’est mercredi, voici donc le rendez-vous que vous êtes nombreux à attendre : l’interview de parent instagrameur. Aujourd’hui, j’avais envie de mettre en avant un petit compte qui mérite de la lumière car on y trouve plein de jolies idées. Il s’agit de Voici mes p’tits secrets. Une Maman que j’ai découverte en participant à des challenges créatifs. Vous allez voir, elle fait plein de choses de ses 10 doigts (et fais faire plein de belles choses à ses enfants).

Voici mes p'tits secrets

1- Bonjour Voici mes p’tits secrets. Merci d’avoir accepté cette interview. Peux-tu te présenter en quelques lignes?

Bonjour Angélique, et merci d’avoir pensé à moi pour cette interview, je suis très touchée.

Je m’appelle Vanessa, j’ai trente…ah non, 43 ans déjà ;-), je suis en couple depuis bientôt 25 ans et je suis maman de 3 enfants, Manon 16 ans, Nathan 13 ans et Baptiste 5 ans. Nous habitons dans un petit village près d’Orléans, à 30 minutes du château de Chambord. Je suis développeur informatique en journée, mais on ne peut pas dire que je sois une maman geek. J’adore cuisiner et en particulier la pâtisserie, il faut dire qu’on est gourmands ici, mais j’aime aussi essayer tout un tas de chose. J’ai commencé  à apprendre la guitare il y a 3 ans, j’aime tester toute sorte de loisirs créatifs,  et j’ai enfin appris à coudre ( merci le confinement et les masques)…

Voici mes p'tits secrets

2- Qu’est-ce qui t’a donné envie d’ouvrir ton compte Instagram?

 J’ai découvert les réseaux sociaux quand ma fille a commencé à s’y intéresser.  J’ai donc ouvert un compte Instagram sans but particulier, juste pour savoir de quoi mon ado me parlait :-). C’est là que j’ai découvert des comptes de mamans très inspirantes, j’ai aussi fait de belles rencontres, et tout ce partage m’a donné envie de me lancer dans l’aventure, et de partager « les petits secrets » de notre vie. 

3- Tu as des enfants d’âge très différents. Sont-ils toujours tous partants pour faire des activités manuelles avec toi? N’est-ce pas difficile de trouver des activités qui conviennent à tous les âges?

Clairement, il est difficile de proposer une activité manuelle qui plaise  à tout le monde, et ce n’est pas ce que je recherche. J’ai bien compris que les ados avaient d’autres préoccupations. Mais souvent, ils participent d’une manière ou d’une autre. Je les surprends à vouloir participer à la création de l’activité, à tester, à aider leur petit frère, ou même à proposer leurs idées.

Nathan partage beaucoup de moments avec son petit frère autour de jeux de construction. Manon lui propose souvent de faire des gâteaux, ou des activités créatives. Mais s’il y a bien quelque chose qui fédère tout le monde, même les deux ados en guerre, et malgré la différence d’âge , ce sont les jeux de société ! J’essaie d’ailleurs de partager sur Instagram les différents jeux que nous avons, on adore ça ! Les ateliers cuisine sont aussi un bon moyen de réunir mes 3 gourmands.

Voici mes p'tits secrets

4- Où trouves-tu ton inspiration pour les activités que tu proposes à tes enfants?

Moi qui ne connaissais ni Instagram ni Pinterest il n’y a encore pas si longtemps, j’y ai pris goût ! On y trouve souvent de très bonnes idées, que j’adapte en fonction de ce que j’ai sous la main ( le carton c’est la vie !), et de l’envie du moment. La plupart du temps c’est de la totale improvisation ! Je pars souvent de quelque chose à recycler, un carton,  coquille d’œuf…et je cherche ce que je pourrais créer pour proposer une activité ludique et pédagogique. Il n’y a souvent pas de thème prédéfini, l’activité peut-être en lien avec un livre qu’on vient de lire, une question du Mini, un évènement, la saison…

5- Tu nous montres également souvent de jolies recettes que tu réalises à la maison. Aurais-tu une petite recette à nous proposer pour ravir nos papilles?

Haha, mon petit doigt me dit que je ne suis pas la seule à être gourmande ici ;-).

J’ai une petite recette qui me vient à l’idée, une recette toute simple que beaucoup doivent connaître mais qui a un succès fou chez nous, qui permet d’utiliser les blancs d’œufs, et que les enfants peuvent faire seuls : les rochers coco.

Il suffit de mélanger 1 blanc d’œuf avec 40 grammes de sucre et 50 grammes de coco râpée. Les plus gourmands peuvent ajouter des pépites de chocolat ou des smarties. On dispose des petites boules sur une plaque, puis 15 minutes au four à 180°. 

Comme on adore le chocolat, on les trempe souvent dans du chocolat fondu pour leurs faire une base chocolat.

Bon appétit.

Voici mes p'tits secrets

6- Et pour finir, quels sont tes comptes Instagram chouchous?

Il y en a tellement  ! 

Je commencerais par @dinette_paillettes qui fut ma première belle rencontre.

Il y a aussi @whattodowithrasemoquette et @anis.et.compagnie qui proposent des activités incroyables et avec qui j’aime échanger. Je pense aussi à @pepites_and_fun et @alice_et_romanette et leur folie créative, @crearire_recycledandnature pour  tous ses diy recyclage et nature. Mais aussi @mamansurlefil, @bricolokids et tant d’autres…

Et puis il y a quelques gros comptes que j’aime suivre comme celui de @cheregemme @minireyve @onjoueaquoimaman .

Et sans oublier celui de @mamanecureuil chez qui je découvre de merveilleux livres jeunesse 😉 !

Voici mes p'tits secrets

Merci beaucoup à Voici mes p’tits secrets d’avoir joué le jeu des questions/réponses. Maintenant que vous en savez plus sur elle, foncez vous abonner à son compte. Avant de découvrir qui sera à l’honneur la semaine prochaine, n’hésitez pas à lire ou relire les précédentes interviews:

Interview de l’année 2021:

Interviews de l’année 2020

Zékéyé veut être grand

Si vous avez des enfants, vous devez surement connaitre Zékéyé. C’est un classique de la littérature jeunesse. Les aventures de Zékéyé sont d’ailleurs même souvent étudiées à l’école. Je sais que mon fils nous a déjà ramené plusieurs livres de la collection de sa classe de CP qu’il devait lire en devoir du soir. Et j’avoue que nous adorons ! Il est de retour en librairie avec une nouvelle histoire « Zékéyé veut devenir grand » sorti chez Hachette Jeunesse.

Zékéyé veut être grand

Zékéyé c’est le personnage qu’a imaginé Nathalie Dieterlé. C’est le petite héros africain qui lui a été inspiré par son enfance au Cameroun. Cette série existe depuis 1991 et comporte 20 titres au total. Je vous en avais déjà chroniqué l’un d’entre eux « Zékéyé et la sorcière ».

Zékéyé veut être grand

Zékéyé est tout petit. Trop petit pour aider sa Maman dans les champs… trop petit pour attraper la mangue tout en haut du manguier… tellement petit que le grand Mobilo se moque toujours de lui…

Haaa si seulement il pouvait être plus grand ! Mais un oiseau moqueur (et surtout magique) l’entend et le transforme. Il devient un éléphant pour être grand et fort. Mais en devenant un grand pachyderme, il détruit toutes les habitations de son village. Les membres de la tribu le pourchassent armés de lances… Zékéyé prend alors la fuite et tombe dans un énorme trou et se retrouve prisonnier. « Haaa si seulement j’étais une fourmi » comment-t-il à dire. L’oiseau moqueur l’entendit et la transformation commença. Modibo l’avait suivi quand il était encore un éléphant pour montrer à tous comme il est un grand chasseur. Mais lui aussi est tombé dans le trou. Autant vous dire qu’avec sa taille de fourmi, Zékéyé ne peut pas vraiment l’aider… Il recommence à rêvasser « Haaa si seulement je pouvais avoir mon apparence normale, je saurais comment sauver Modibo ». L’oiseau l’entendit.. Et c’est exactement ce qui se produisit…

Une histoire qui amuse énormément notre Petit Écureuil avec des illustrations magnifiques. La morale est aussi très belle. Pourquoi vouloir se changer? Nous sommes très bien comme nous sommes… Grand, petit, mince, moins mince… Il faut s’accepter tel que nous sommes !

« Zékéyé veut être grand », un album jeunesse très sympathique que vous trouverez au prix de 12,80 euros.

Paco – J’aime la musique

S’il y a bien quelque chose qui marche avec tous les enfants du monde, ce sont les livres musicaux ! Et j’avoue que je suis un peu jalouse car je n’en ai pas eu petite et je suis sure que j’aurais également adoré (mais est-ce que ça existait déjà au temps jadis du 20ème siècle ?!) Une collection que je vous conseille tout particulièrement, ce sont les albums Paco de Magali Le Huche parus chez Gallimard Jeunesse. Une série qui cartonne avec plus de 630 000 exemplaires vendus. Un petit nouveau vient tout juste de compléter la collection, il s’agit de « Paco J’aime la musique » sorti le 15 avril dernier.

Paco - J'aime la musique

Ce qui est chouette dans la collection de Paco, c’est ce principe de « Cherche et trouve ». L’enfant doit trouver Lili la souris sur la page afin d’appuyer dessus. Par rapport à d’autres collections de livres sonores, les pages sont souples et le mécanisme se trouve uniquement en fin d’ouvrage. Mais comme les pages sont légères, lorsque l’enfant presse sur la page, cela appuie sur la fin du livre et le son se déclenche. J’avoue que je préfère de cette façon car j’ai souvent remarqué que les livres plus cartonnés avec mécanisme inclus dans chaque double page, cela finit avec beaucoup de sons qui ne fonctionnent rapidement plus.

L’histoire : vous avez entre les mains le carnet de Paco. Il y a collé les photos de ses voyages, de ses copains, et de ses aventures musicales. Bref, ce sont ses plus beaux souvenirs ! Une sorte de scrapbooking version sonore.

Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est la diversité de l’univers musicale de cet ouvrage. On se balade à travers le monde, de la musique de la Belle Époque à Paris, en passant par la musique Hip-Hop à New York, les vocalises de l’opéra en passant par le Jazz à la Nouvelle-Orléans… En tout 24 sons : 12 musiques et 12 sons inédits !

Paco J’aime la musique est indiqué à partir de 3 ans. Mais je vous assure que mon fils de 5 ans l’adore ! Vous pouvez l’acheter les yeux fermés, une vraie réussite. Vous le trouverez en librairie au prix de 15,50 euros.

Marie-Verte aux Éditions Sarbacane

Il y a t-il des auteurs(es) jeunesse que vous aimez tout particulièrement ? Moi j’avoue que j’en ai… Et plus d’un… Philippe Jalbert par exemple, Alan Mets, Martin Page (qui est aussi un écrivain adulte formidable), Olivier Tallec, Émilie Chazerand… Et j’en passe… (je ne peux pas tous vous les citer, il y en a trop!). Ha tiens Émilie Chazerand justement ! Elle vient tout juste de sortir un tout nouvel album jeunesse « Marie-Verte » aux Éditions Sarbacane.

Marie-Verte aux Éditions Sarbacane

Ce n’est pas la première fois que je vous parle de cette écrivaine. Je vous avais par exemple chroniqué « Un chat dans la gorge ». Mais nous en avons lu beaucoup d’autres que je n’ai pas eu le temps de vous montrer. Un de mes préférés « La vérité vraie sur Mireille Marcassin ». Émilie Chazerand est une Strasbourgeoise, Maman de deux enfants. Cette infirmière de métier a décidé de passer les livres en première place dans sa vie. Pour « Marie-Verte », elle a su s’entourer de Marion Arbora pour les illustrations. Vous avouerez que les dessins sont particulièrement réussis. Marion Arbora a d’ailleurs eu plusieurs prix d’illustration aux États-Unis et au Canada.

Marie-Verte aux Éditions Sarbacane

Bon mais ça parle de quoi « Marie-Verte »? Cela parle d’une petite fille qui est née avec la peau verte… Mais alors verte de chez verte ! Ses parents, Monsieur et Madame de Machin-Truc, d’abord dépités, se sont vite habitués à sa couleur et aiment de tout leur cœur leur si gentille Marie-Verte au grand cœur. D’ailleurs, tout le monde l’adore ! À l’école, tout le monde voudrait avoir une peau aussi verte qu’elle.

Marie-Verte aux Éditions Sarbacane

Mais voilà… Marie-Verte se demande pourquoi elle est si différente des autres. Elle cherche à savoir si elle est la seule à avoir la peau couleur pelouse anglaise. Et figurez-vous qu’il existe une tribu avec des personnes qui ont la peau aussi verte qu’elle. Il s’agit des Tikunu. Ils mangent des baies et des chenilles et surtout, et ils n’ont qu’une seule feuille pour cacher leur vous-savez-quoi en guise de vêtement.

Marie-Verte décidé de fuguer de chez-elle et d’aller à la rencontre de cette tribu. En effet, c’est peut-être là-bas sa vraie place? Elle y resta un moment, mais malgré leur gentillesse et leur bonne volonté, Marie-Verte se sentait comme un bol au milieu de tasses.

Elle décida donc de retourner chez Monsieur et Madame de Machin-Truc. Car même si elle n’avait pas la même couleur de peau que ses parents, c’est bien l’endroit au monde où elle se sentait le mieux.

Marie-Verte aux Éditions Sarbacane

Un joli livre sur les différences et l’acceptation de soi-même. Savoir trouver sa place dans un groupe, ce n’est pas forcément toujours évident. Ici, tout le monde acceptait et aimait Marie-Verte, mais c’est elle-même qui avait un souci avec ses différences. Elle n’acceptait pas de ne pas être comme tout le monde et cherchait un groupe à qui s’identifier. Mais heureusement, nous ne sommes pas tous pareils. Et ce n’est pas parce que nous ne sommes pas identiques à nos voisins ou amis qui nous sommes mieux ou moins bien. C’est important que les enfants entendant de telle morale. Vive la différence ! « Marie-Verte », un bel ouvrage que vous trouverez en librairie pour 15,90 euros.